29 décembre 2007

Na tuzziela e cafe

La plupart des troquets de Naples sont grands comme ou une deux boîtes à chaussures mises côte à côte. Idem pour le café qui y est servi, généralement dans des tasses de 3 centilitres maximum. Comme le patron a horreur de faire crédit, et que certains de ses clients doivent courir plus vite que lui, il est indispensable de payer avant de consommer. En ce lieu, l’usage du dialecte napolitain est à la fois la fierté culturelle et l’objet de la raillerie du reste de l’Italie, surtout les deux tiers situés plus au Nord. Fort utile, lorsque entre ragazzi, on commente l’air ahuri des touristes, parle football ou de la silhouette de telle ou telle passante.
Il en va un peu différemment dans l’établissement le plus grand de la via N., disposant d’une terrasse, d’une tente chauffée et de plusieurs jeux pour enfants (il n’y a pas de petits profits). Selon les saisons, au fond de la terrasse ou dans la petite salle intérieure trônent une petite dizaine de «permanents». En entrant j’ai failli leur demander un autographe tant ils ressemblaient trait pour trait à leurs cousins Soprano. La bedaine avenante, les mains comme des battoirs et le pif façon Lucien Bodard. Plus prosaïquement, on les reconnaît assez facilement, ce sont les seuls à continuer à fumer dans le bar, alors que l’Italie a banni avec succès depuis deux années la cigarette des lieux publics.

Posté par pollock56 à 00:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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