20 décembre 2007

Fantômes et choux farcis

Puzzle de Woody Allen

« La vie c’est l’ensemble des chemins qu’on n’a pas pris ».

Déchiré entre Amour et soif de réussite et de transmission, il s’est égaré sur les chemins de la colère, enfermé dans le remords, hissé le chantage émotionnel au rang d’unique mode d’action. Il y a du pathos, bien sûr, mais aussi du Chronos dans ce personnage moins granitique qu’il n’y paraît de prime abord. Ce qui prouve, si besoin était, que les mères juives ne sont pas systématiquement les plus possessives.
Vingt après lui, Hédi, son fils unique, se retrouve confronté à ce même choix, auquel il apportera une réponse définitive, à défaut d'être morale.
Autour de cet axe majeur, d’autres personnages - une femme, une fille, une belle-fille et un beau frère –prennent place en périphérie de cette relation étouffante, entropique.
La mise en scène inventive, tournoyante rompt constamment avec l’unicité de temps et de lieux, donnant souffle et nervosité à ce récit à l’intrigue quelque peu classique. On dirait même convenu si Woody Allen n’en était pas l’auteur.
La prestation de Michel Aumont, surclasse les celle des autres acteurs pourtant fort honorables. Il fait résonner ce texte d’une justesse inégalée, souvent au bord de la cassure feinte ou réelle.

Posté par pollock56 à 00:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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